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Faire du mieux que l’on peut, aimer et croire en ses enfants…c’est surtout ça être Papa !

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Au cours des dernières décennies tout le monde s’accorde à dire que les papas ont évolués dans leur place et leur rôle au sein de la famille. C’est surtout dans leur implication affective et éducative que le changement a été le plus perceptible : d’un rôle de chef de famille et pourvoyeur souvent absent, le père est devenu tout autant présent que la maman s’agissant des soins à donner et de l’importance du temps à accorder à son enfant.

Le rôle du père : un équilibre bénéfique pour l’enfant

Dès la naissance le papa souhaite instaurer une relation avec son bébé qui va avoir une influence complémentaire de la maman dans la croissance et le développement de la personnalité de l’enfant.

Même s’il est présent, la relation sera qualitativement différente mais tout autant bénéfique, et c’est dès la naissance que la présence paternelle dans l’intégration psychique de l’enfant sera la plus importante.

De la même façon que pour la maman, le bébé sentira la présence du papa par les odeurs, son contact physique et les les émotions partagées qui établiront dès lors la relation au père.

Père et mère sont 2 réalités physiques et psychiques distinctes perçues comme telles par le tout jeune enfant

La perception par l’enfant du modèle père lui permettra de différencier et d’assimiler sa propre image et de se construire plus aisément : faire face à des réalités physiques  différentes de celles qu’il a connu.

Son rôle deviendra déterminant à partir du moment où l’enfant se détachera du lien qui l’unit à sa maman lui permettant de s’ouvrir sur l’extérieur.

Le papa dans le quotidien et son évolution au travers des âges

C’est par le bain et les soins à donner que le papa prend place. Aujourd’hui il anticipe même en participant à des ateliers lui permettant d’apprendre les bons soins à donner. Le relais se fait sans problème de retour à la maison

Au fur et à mesure, il s’appliquera dans le coucher des enfants, la chanson pour l’endormissement, les repas, les devoirs et les jeux.

Une relation père-bébé qui permettra de constituer les bases de la future relation père-enfant puis père-adolescent

Les rapports évoluant au fil des années, c’est parfois au fur et à mesure de sa croissance que le papa trouvera une place prépondérante

De 2 à 7 ans : une relation profonde s’installe, l’enfant étant désireux de connaître de nouveaux horizons, autant pour les filles que pour les garçons, cette soif de découverte fait qu’il développe avec le papa une véritable relation privilégiée

A 7 ans, le papa devient le héros de ses enfants : un modèle, le protagoniste de leur vie imaginaire notamment pour les garçons. Les filles, elles, découvrent leur diversité par rapport au papa et leur similarité avec leur maman.

A la préadolescence la tournure est tout autre avec le papa notamment : l’incompréhension souvent de mise impose de recadrer la relation, de créer de nouveaux rapports et de redéfinir les rôles.

Le père peut se positionner comme soutien pour l’enfant en proie à quelques doutes en valorisant les capacités de son enfant et son individualité tout en imposant des limites.

Une présence marquée et marquante

Dans tous les rites de passage, il est primordial que le père soit présent (anniversaires, compétitions sportives, activités ludiques ou culturelles)

C’est par cette présence que l’enfant évoluera en société, prendra connaissance de son entourage, et s’ouvrira au monde qui l’entoure

Le lien à créer est différent de celui des mamans et son rôle est fondamental dans la formation de l’identité personnelle et sociale de son enfant

Mes conseils

Ayez des attentes réalistes à l’égard de vos enfants : apprenez à les connaître pour les apprécier pour ce qu’ils sont et non pas pour ceux que vous aimeriez qu’ils soient.

Être conscient qu’au travers des âges, les relations changent et que l’enfant se construit au travers de ces différentes étapes mais également au travers de ces changements.

Même si les bases de la future relation se figent dès le plus jeune âge mais que vous n’avez pas souhaité, ou pas pu ou pas éprouvé le besoin de vous occuper quotidiennement de votre bébé, ne vous inquiétez pas, vous trouverez au fil du temps et des années qui passent votre place

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Bonne et Belle Saint Valentin

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La Saint Valentin  avec un bébé ? ou la Saint Valentin tout court ou pas de Saint Valentin du tout…une soirée où peu importe l’endroit où vous vous trouverez  car dans tous les cas ce sera la soirée des sentiments partagés : détente, culpabilité, fatigue, pas envie, allez juste un petit effort, c’est top et c’était top, pas de regret d’y être allé, je suis gâtée 🙂

La saint Valentin vous dites oui ! Alors, allez y, lancez vous ! Une logistique à penser (restaurant réservé et garde organisée) et ensuite une soirée à savourer où vous renouerez avec votre féminité. Votre nouveau rôle et la fatigue ne vous permettront peut être pas ou moins ce temps qui clôture une bonne soirée…peu importe l’essentiel dans l’amour  est ailleurs

La Saint Valentin tout court se passera chez vous et vous mettrez à profit ce rendez-vous en toute simplicité en tentant de casser la routine : commande chez le traiteur pour pouvoir prendre le temps de vous préparer un petit bain..un cadeau tout simple juste pour vous : prendre LE temps de vous occuper de vous..

Dans les 2 premiers cas, c’est vous et encore vous qui avez pensé à tout ?! Alors ce sera pas de Saint Valentin du tout !

Non impossible qu’il est  oublié : il aura tout organisé  pour la  Saint Valentin ! Il  passera le pas de la porte juste avec une rose…peu importe l’essentiel dans l’amour ce soir est là : un amour  figé dans une soirée à 3 🙂

 

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Projet de naissance, souhaits et désirs exprimés

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Notre Projet de Naissance

Nous vous présentons ce projet de naissance afin de confirmer et compléter les éléments de nos échanges pour préparer ensemble l’arrivée au monde de notre bébé.

Bref historique utile pour peser l’importance des mots posés ici par S. et l’importance de ce projet de naissance pour elle : J. ma fille aînée est née il y a 17 ans dans une clinique privée. L’obstétricien et la clinique ont fait l’objet d’un choix personnel, lié à mes convictions sur la naissance et la capacité de la femme à accoucher naturellement (nous sommes faites pour donner la vie). Ce sont aussi mes convictions contre la médicalisation, la surmédicalisation de façon globale et les procédures parapluie des médecins qui m’ont guidée dans cette structure.

J. est née à terme, en siège, par voie basse, sans péridurale ni injection quelconque, expulsée sur quatre contractions, avec comme unique geste médical une épisiotomie parfaitement acceptée pour éviter une déchirure qui me paraissait plus douloureuse et compliquée à cicatriser. C’est après 31h de contractions et de faux travail à la maison puis à la clinique que la poche des eaux s’est rompue et que la dilatation du col s’est faite en 3 heures. J’ai pu accueillir ma fille en peau à peau et la mettre au sein immédiatement. J’ai pu me délivrer du placenta sur une seule contraction sans aucune difficulté. Je suis parvenue à accoucher naturellement grâce à mes convictions, à ma force mentale (26 ans, sportive), à la sophrologie pratiquée en préparation à la naissance, à la musique douce et au chant prénatal. Je n’ai pas compté sur le papa de J. qui a assisté à la naissance la dernière heure, présent pour me rafraîchir avec l’aérosol, me tenir la main, couper le cordon et donner le premier bain. Je garde un merveilleux souvenir de mon accouchement.

Je prévoyais alors pour un second bébé, d’accoucher chez moi ou en maison de naissance. J’ai simplement regretté de n’avoir pu accoucher en baignoire et d’avoir été contrainte de vivre cet accouchement dans une blouse rêche et désagréable à porter, les pieds dans les étriers. Les difficultés post-natales rencontrées ont été : un urticaire géant et une cicatrisation difficile du périnée. Par la suite, la rééducation du périnée faite à plusieurs reprises (manuelle, sonde et kiné) n’a pas vraiment fonctionnée. La faiblesse se fait toujours sentir aujourd’hui.

Et maintenant ? Notre projet de couple vous implique

Nos idées, attentes, craintes et questions transmis ici s’inscrivent dans l’envie de vivre conjointement et activement ce moment unique, privilégié et marquant ; commencement de notre vie de parents. Elles sont le gage de toute la confiance que nous vous accordons pour nous accompagner dans ce moment fort et important. Votre écoute, vos regards de professionnels, votre expérience et vos conseils nous seront indispensables pour finaliser ce projet et tenter de réaliser ensemble un accouchement au plus proche de notre espérance.

Ce projet partagé et finalisé avec vous est une façon de nous assurer de votre bienveillance pour respecter nos envies et de votre soutien pour faire respecter ces attentes. Nous souhaitons, en effet, que vous en soyez les relais et garants auprès de l’équipe médicale de l’hôpital qui nous accueillera quelques jours. Nous espérons que vous pourrez vous adapter à nos craintes et aux aléas au fur et à mesure du déroulement du travail et de l’accouchement, que vous serez notre mémoire commune et notre garde-fou lors qu’émotionnellement ou fatigués nous ne serons plus en capacité d’exprimer nos volontés, ceux qui nous assisterez, qui nous motiverez et veillerez au bon déroulement de cette naissance.

Depuis le début de notre suivi, vous nous avez convaincu de votre écoute, votre attention et votre professionnalisme. Vous avez certainement noté à quel point les conditions naturelles et physiologiques de la naissance de notre bébé sont importantes pour S.  Elle souhaite avant tout profondément rester actrice et « maîtresse » de la situation : sentir pour agir et non suivre une machine ou une voix, vivre et non subir, donner naissance et non être accouchée ; même si toutes vos intentions seront les meilleures. Bien entendu, nous nous en remettrons à vous pour toute situation se compliquant sur un plan médical tant pour S. que pour le bébé. Nous souhaitons simplement le cas échéant que vous agissiez comme vous le feriez pour vous ou vos proches, que vous communiquiez avec nous le plus possible, que vous nous expliquiez, que vous nous éclairiez, nous conseilleriez, nous permettiez de faire un choix si c’était le cas et que vous nous rassuriez.

Au fond, nous avons un seul véritable objectif : ressortir de la maternité à trois en bonne santé.

Ce projet peut paraître ambitieux, exigeant et engageant pour vous. Il est la compilation de « l’idéal » que nous imaginons, pour mettre au monde ensemble le plus naturellement possible notre être cher et pour l’accueillir en douceur dans ce nouveau monde tellement grand, lumineux, peuplé, agité et bruyant en comparaison aux neufs mois passés in vitro. Nous nous apprêtons donc à partager ensemble une belle aventure humaine que nous n’oublierons pas. Ce sera aussi, ne nous le cachons pas, une épreuve physique et mentale telle un marathon, avec des moments de force et de faiblesse, de joie et de douleurs, de volonté et de découragement. Nous passerons la ligne de départ et la ligne d’arrivée ensemble, comptant les uns sur les autres et chacun avec ses missions.

 

Plus précisément, tel qu’elle souhaite être active, S. aimerait que M. soit acteur et non spectateur, qu’il puisse vivre pleinement cette expérience qui le fera naître père et non qu’il la subisse, qu’il participe et accouche à sa manière, qu’il la soutienne, l’aide, la soulage, la distrait, qu’il soit son oxygène et sa force. Elle compte sur vous pour vous occuper de lui autant que d’elle ; souhaitant que vous l’éclairiez sur tout ce qu’il peut faire, que vous l’accompagniez et le guidiez dans ses gestes de soutien et de facilitateur, que vous le rassuriez quand ce sera nécessaire et que vous l’aidiez à prendre confiance en lui dans cette tâche que lui confie S. M. souhaite également pouvoir participer activement à la naissance de son premier bébé. Avoir un enfant était une forte attente et accompagner sa naissance est essentielle. Il veut aider, accompagner et soulager S. autant que possible. Il soutien S. dans ses choix d’accouchement physiologique et mettra en place tout ce qui est possible pour réaliser son souhait et pour minimiser la médicalisation de cette naissance.

M. voudrait couper le cordon, faire le peau à peau avec notre bébé en cas de césarienne et plus généralement il souhaite être impliqué au maximum et que vous lui proposiez tout ce qu’il peut faire tant avec S. qu’avec son enfant.

Concrètement :  PROSCRIPTION ABSOLUE ET NON NEGOCIABLE DE LA PERIDURALE ; quels que soit mon état et ma capacité à m’exprimer, j’interdis à l’équipe médicale de me poser une péridurale pour plusieurs raisons :

o question de physiologie, de principe, de volonté d’accouchement naturel

o désir de mobilité totale

o souhait de sentir les contractions pour m’en servir et accompagner mon bébé

o volonté de vivre pleinement et sentir l’expulsion et l’arrivée de mon bébé

o convaincue qu’elle puisse-être une source de complication pour l’accouchement du fait de ne pas sentir mon corps, de ce qui se passe et donc de ne pas m’adapter

o peur non maitrisable de me faire piquer entre les vertèbres Elle devra être remplacée par votre présence bienveillante et celle de M. pour m’aider à ne pas douter de moi dans les moments les plus intenses et ne pas craquer ou par d’autres alternatives douces à envisager ensemble. 

Les craintes de S. auxquelles vous pourrez peut-être apporter des réponses préalables ou des solutions le cas échéant :

o la présentation en siège qui ne permettrait ni votre présence, ni l’accouchement par voie basse avec certains obstétriciens de l’équipe. (comment pallier à ceci et trouver une alternative ?)

o souffrance du bébé par la durée du travail ou lors de l’expulsion

o le recours à toute manipulation ou matériel pour aider la sortie du bébé

o ne pas avoir la sophrologie pour me détendre et supporter les contractions et crainte que l’haptonomie ne soit pas aussi efficace

o ne plus supporter la douleur ou ne plus avoir la force mentale ou physique d’aller au bout et devoir trouver une alternative à la péridurale (en existe-t-il ? médecine chinoise, hypnose, gaz hilarant, oxygène, anesthésie, … ?)  M. n’a pas de crainte puisqu’il ne sait pas vraiment ce qui l’attend et pense que tout va bien se passer. 

Les désirs de S. pour l’accompagner pendant la durée du travail et pour favoriser un accouchement physiologique :

o utiliser la salle nature ou adapter au mieux une salle avec des conditions douces (lumière tamisée, intimité, calme, musique, huiles essentielles, …)

o porter les vêtements de mon choix et dans lesquels je me sente bien

o être mobile et me déplacer aussi longtemps et souvent que possible

o avoir ma liberté de mouvement pendant le travail et l’expulsion

o que le monitoring soit posé de façon intermittente uniquement

o en cas de besoin et de baisse d’énergie, boire (eau sucrée, infusion) et manger (fruits secs, biscuits, chocolat noir) pendant toute la période du travail (quelles seraient les contre-indications ? seraient-elles vitales ou de la précaution pour les anesthésistes ?)

o bénéficier de médecines douces (homéopathie, acupuncture, autre médecine chinoise, …)

o profiter au maximum de la baignoire avec M. s’il le souhaite

o détente sur le ballon et étirements en couple grâce à vos conseils sur les postures et méthodes

o sur vos conseils, trouver une position qui facilité le passage du bébé dans le bassin, donc ne pas accoucher sur le dos et les pieds dans les étriers

o m’installer dans la position la plus confortable au moment voulu, pouvoir m’appuyer sur M. physiquement pour m’aider. J’imagine qu’il puisse accompagner et sentir la descente et la sortie de notre bébé

o pour soulager les contractions, expérimenter la stimulation du clitoris ou des seins (seule ou en couple) en toute intimité pour ne pas vous mettre mal à l’aise

o laisser la poussée se faire le plus naturellement possible, suivant mon ressenti et sans forcément blocage de la respiration

o m’expliquer où en est le travail et où se situe notre bébé me permettra de l’accompagner et l’aider

o j’approuve la réalisation d’une épisiotomie préventive ou que vous jugez nécessaire pour éviter une déchirure ou faciliter le passage de notre bébé

o je ne souhaite aucune accélération de mon accouchement, de quelque façon que ce soit (sauf urgence vitale pour notre bébé)

o je ne souhaite pas être placée sous perfusion, mais je tolère la pose d’un cathéter si nécessaire par précaution

o attendre les contractions naturelles pour la délivrance du placenta et nous permettre de l’observer avant de le jeter

En cas de complications et d’urgence vitale uniquement :

o toute décision d’intervention médicale concernant notre bébé et moi-même devra être prise en concertation ; elle devra faire l’objet d’un consentement et d’une décision éclairée tripartite (nous, vous, l’équipe médicale de l’hôpital) sur vos conseils et recommandations bienveillantes

o les étapes devront nous être expliquées pour nous rassurer et que nous puissions participer, coopérer

o la présence de la présence de M. en toute circonstance, y compris en cas de césarienne d’urgence devra être envisagée

o j’autoriserai la rupture de la poche des eaux manuellement

o je tolèrerai l’utilisation de toute méthode manuelle ou assistée de matériel pour aider la sortie du bébé en souffrance, à condition que chaque acte soit proposé et non imposé, expliqué et accompli avec bienveillance et respect

o je suis favorable à une césarienne d’urgence à condition qu’elle soit réalisée sous anesthésie générale la plus légère possible pour être réveillée immédiatement après la sortie de notre bébé (existe-t-il une autre solution : hypnose, gaz, oxygène, anesthésie locale qui ne soit ni rachi ni péridurale ?)

o en cas d’anesthésie et césarienne, pour accueillir le bébé en douceur et ne pas rompre brutalement son contact avec moi, peut-on envisager le peau à peau et la mise au sein même si je ne suis pas réveillée? A défaut, permettre le peau à peau avec M. et me réveiller rapidement 

Pour l’accueil de notre bébé : favoriser un accueil en douceur

o maintenir une ambiance douce, tamisée et tempérée

o l’installer immédiatement en peau à peau (même si césarienne) o lui laisser la possibilité de prendre le sein immédiatement

o clamper le cordon qu’une fois qu’il aura cessé de battre et permettre à M. de le faire (à défaut je voudrais essayer de le faire moi-même ou ensemble, est-ce possible ?)

o le garder sur moi pendant la délivrance du placenta

o nous séparer dans les premières heures qu’en cas d’urgence vitale

o lui porter les premiers soins le plus tard possible en présence de M., les limiter au maximum (le laver et l’habiller) et reporter au lendemain tous ceux qui peuvent l’être (mesure, poids, …). Le bain peut-il être donné par M., à côté de moi si je ne suis pas en mesure de me lever pour le faire ensemble ?

o éviter au maximum toute intubation ou aspiration, gastrique ou nasale non indispensable et vitale

 

Pour le séjour : le séjour sera un moment privilégié pour nous reposer, nous retrouver et débuter notre vie à trois, permettant à notre bébé d’arriver et de se familiariser en douceur avec nous et notre monde

o nous souhaitons une chambre individuelle, M. peut-il dormir sur place ?

o nous nous laisserons la possibilité de refuser toute visite le jour de l’accouchement

o pour limiter les dérangements, S. ne souhaite pas être joignable de l’extérieur via le standard téléphonique de l’hôpital (nous communiquerons le numéro direct à qui nous le souhaitons, peut-on être sur une liste anonyme ?)

o nous souhaitons limiter les séparations avec notre bébé si son état de santé le permet

o nous pouvons envisager une séparation la première nuit (pouponnière) pour récupérer si nécessaire

o S. tiens à allaiter notre bébé à la demande

o S. envisage de tirer son lait y compris à la maternité, pour permettre à M. de nourrir également notre bébé et pour en fournir au lactarium (la maternité peut-elle nous fournir un tire-lait ? peut-on avoir la visite du lactarium à l’hôpital et récupérer un tire lait au plus vite ? Qui se charge de les faire venir ?)

o en cas de problème de santé pour notre bébé après sa naissance, nous souhaitons avoir accès à des informations claires et que chaque décision soit prise en concertation avec nous

o nous souhaitons que la proximité mère-enfant soit maintenue au maximum, ou qu’à minima la présence de M. soit possible auprès de notre bébé 

Pour la suite :

o nous souhaitons mettre en place le suivi post-natal pour maman et bébé à la maison

o S.  souhaite un suivi pour la rééducation du périnée 

Synthèse de toutes nos questions :

o Que faites-vous pendant toute la durée du travail à la maternité ? Etes-vous en permanence avec nous ?

o Que faire en cas de siège : comment permettre votre participation pendant le travail et la naissance), comment m’assurer un accouchement par voie basse si la pelvimétrie est positive puisque je l’ai déjà fait?

o Existe-t-il une alternative à la péridurale autre que le mental ? Médecine chinoise, hypnose, gaz hilarant, oxygène, anesthésie, …

o Quelles seraient les contre-indications à s’alimenter et boire pendant le travail ? Les raisons seraient-elles vitales ou de la précaution pour les anesthésistes ?

o Existe-t-il une autre alternative à l’anesthésie générale en cas de césarienne : hypnose, sophrologie, gaz, oxygène, anesthésie locale du ventre qui ne soit ni rachi ni péridurale ?

o En cas d’anesthésie et césarienne, pour accueillir le bébé en douceur et ne pas rompre brutalement son contact avec moi, peut-on envisager tout de même le peau à peau avec moi et la mise au sein même si je ne suis pas réveillée?

o S. peut-elle couper le cordon seule ou avec M. ?

o Le premier bain peut-il être donné par M. à côté de S. en salle d’accouchement?

o M. peut-il dormir à la maternité pendant notre séjour ?

o La maternité peut-elle nous fournir un tire-lait ?

o Peut-on avoir la visite du lactarium à l’hôpital et récupérer un tire lait au plus vite ? Qui se charge de les faire venir ?

o Peut-on être sur une liste anonyme pour ne pas être dérangés par le téléphone au cours du séjour ? Merci pour tout

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Noel avec un tout petit bébé..ce qui change.

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Noel, quelle belle fête ! et que l’on soit petit ou grand tout le monde se réjouit de ces instants en famille où mets et présents animent ces moments qui, pour nous tous, sont imprégnés de merveilleux souvenirs..Venant tout juste d’accoucher, Noel représente une occasion de plus de voir nos proches, et de leur présenter notre plus belle merveille avec fierté.

Si tel est le cas,  des recommandations précieuses doivent être respecter ou rappeler :

Nous avons bien du mal à partager notre bébé tout juste né et, au delà de ressentir cette grande fierté autour des présentations, un bébé de moins de 30 jours, doit être porté par ses parents. L’écharpe représente une belle manière de présenter  sa petite merveille, bien calé contre soi, et la meilleure des façons pour qu’il ne passe pas de bras en bras !  C’est vous qui déciderez de « lâcher » quelques instants votre bébé, et personne d’autre (la personne dédiée au remplacement des bras devra alors procéder à un lavage minutieux des mains). Veillez également à prendre la bonne distance avec les personnes malades de l’entourage ET veillez aussi à ce que que votre bébé ne reçoive pas de trop de « bisou de partout » de tous 🙂 Papa et Maman, restant les seuls et unique,  à avoir ce privilège 🙂

Préservez vous des conversations et commentaires déplacés, risquant de vous faire douter de vos compétences. Souvenez vous que mieux que quiconque,  vous savez ce qui est bon pour votre bébé même s’il est tout juste né. Vous n’échapperez pas au récit et expérience de chacune et chacun sur « leur accouchement et leur allaitement », et la prouesse de certains bébés « trop sage et ayant fait leur nuit » au bout d’une semaine ! Souriez 🙂 des allusions sur vos kilos encore en trop, ou pas..risquent également  de faire partie de certaines remarques…souriez encore 🙂

Faire passer le message du cadeau utile à prévoir : des heures de sieste ou de repassage à programmer pour vous ressourcer, une prise en compte du prendre soin de vous par tous est le plus précieux des présents à recevoir

En ce grand jour, pensez à vous isoler pour donner la tétée, bien vous installer aussi au calme pour ce partage avec votre bébé. Si vous allaitez, pensez à prendre votre bouteille d’eau à cet instant précis. Même en famille, il restera primordial de vous prévoir un petit coin tranquille pour vous reposer, ou changer votre bébé. Sachez aussi, que même si vous allaitez, en respectant certaines règles, vous pourrez vous autoriser une coupe de champagne ou deux,  (l’alcool s’estompe complètement 2 heures après sa consommation) d’autant qu’il ne vous faudra pas beaucoup de verres pour vous sentir « pompette » 🙂 Rebondissez sur cet article pour y voir plus clair Allaiter et consommer de l’alcool.

Ne vous retenez pas de décliner une invitation, si au dernier moment vous ne vous sentez pas ou plus..les progrès et les techniques modernes nous permettent de communiquer autrement, alors laissez vous donc aller un petit instant autour de vidéos ou sel-fies ! Même à distance, votre plus beau sourire ravira toute la famille, qui n’aura pas de mal à percevoir dans votre regard, combien la fatigue et le bonheur mêlés ont eu raison de votre déclinaison de ce 1er Noel en famille.

Dans tous les cas,  les équipes de Bulles de Bébés du moitié Nord 🙂 et du Sud où le soleil brille en cette veille de fête, vous souhaitent un merveilleux Noel !

 

 

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L’ostéopathie pour les bébés : une passage quasi obligatoire

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L’arrivée d’un bébé dans notre monde, on le sait, n’est pas toujours simple.

Dans un temps très court, poussé par la force des contractions, il va devoir se frayer un passage au travers du bassin de la maman. Rotation, flexion, mais aussi superposition des os du crâne du bébé, puis déflexion de sa tête dès lors qu’il sera en contact avec l’environnement aérien, sacrées contraintes tout de même non ?

Bien supporté généralement par le bébé, son organisme sait après la naissance comment retourner vers l’équilibre avec une décompression des cartilages permettant au crâne de retrouver sa forme normale. La respiration, la succion, les cris vont permettre au thorax de se déployer et nous pourrons espérer avoir un « bébé parfait » 😊 (un crâne tout rond et un bébé qui ne pleure presque jamais…)

QUAND LES CONTRAINTES SONT TROP IMPORTANTES

Il conviendra de ne jamais oublier qu’aux contraintes de la naissance, se rajoutent celles de la grossesse et des positions in utéro, que ce soit une tête en bas, ou en haut (présentation du siège qui peut être complet ou décomplété) une présentation de l’épaule, sans oublier dans 30 % des cas, la possibilité d’un cordon autour du cou.

Dans les 2 cas, la zone comprimée peut être donc différente : il pourra s’agir, du crâne, du bassin, du thorax, de la mâchoire, de la colonne vertébrale, comme les viscères (intestins, estomac, poumons) et le diaphragme qui sera alors limité dans son amplitude.

Nous aurons alors un bébé présentant de grandes difficultés à se remettre de ces compressions, exprimant alors une nervosité anormale, des troubles du sommeil, des pleurs incessants, ou encore des régurgitations.

LES SIGNES D’APPELS ET SANS APPEL POUR CONSULTER UN OSTÉOPATHE

Sans appel :

  • Naissance prématurée, par césarienne, par le siège
  • Cordon ombilical autour du cou (entrainant des problèmes de succion, posant souvent ainsi des difficultés d’allaitement)
  • Manœuvres obstétricales (forceps, ventouse)
  • Accouchement long mais aussi très rapide

Quand les troubles fonctionnels s’installent :

  • Pleurs incessants qui se calment lorsque le bébé est pris dans les bras (le port à bras réduira les tensions et contraintes)
  • Tête toujours tournée du même côté
  • Déformation du crâne (arrière du crâne aplati, et/ou asymétrique)
  • Difficulté de succion que ce soit au sein ou au biberon
  • Régurgitations importantes
  • Coliques
  • Otites, rhinites à répétition
  • Les yeux qui coulent

UNE APPROCHE SPÉCIFIQUE

Pratiquée par des ostéopathes formés en ostéopathie pédiatrique, la pratique suit les mouvements que le bébé propose en réaction aux pressions réalisées. Cette approche ne fait jamais « craquer » mais s’agissant de décompressions articulaires spontanées, il est possible d’entendre parfois du bruit.

Lorsque les tensions sont importantes, le bébé les évacuera par des cris et des larmes, les manœuvres laissant une grande place à l’écoute des réactions du corps

Deux ou trois séances permettent en général de normaliser les troubles digestifs et les problèmes de nervosité. Un suivi mensuel ou bi mensuel peut être mis en place, en accord avec le pédiatre ou le médecin généraliste dans le cas de déformation du crâne ou de torticolis congénital jusqu’à disparition des troubles.

L’ostéopathe doit en outre vous orienter si l’amélioration ne se produit pas.

QUAND CONSULTER ?

Idéalement, le plus précocement possible surtout si l’on tient compte de l’importance de l’influence des contraintes au niveau de la mâchoire notamment, entrainant des problèmes de succion. De nombreuses difficultés de démarrage dans l’allaitement où s’associent crevasses et douleurs du mamelon mettent en péril l’allaitement dès les 1ères mises au sein. Une consultation ostéopathique proposée durant le séjour réduirait cette incidence

En termes de prévention de la tête plate, et afin de permettre une mobilité rapide des cervicales, une consultation doit être réalisée dans le 1er mois suivant la naissance du bébé. Les ostéopathes apportent de précieux conseils au niveau des positionnements dans un but préventif de la plagiocéphalie (tête plate) Les consulter c’est aussi prévenir ce problème qui au-delà de l’esthétique peut retentir sur la mâchoire et sur la colonne vertébrale.

MES CONSEILS 

N’oubliez jamais de signaler la présence d’un cordon ombilical autour du cou au personnel vous accompagnant et vous soutenant dans votre allaitement. Signalez-le également lors de votre consultation ostéopathique.

Consultez un ostéopathe ayant reçu une approche ostéopathique pédiatrique et demandez-lui à l’occasion de votre prise de rendez-vous s’il a l’habitude de travailler auprès des bébés.

Au-delà de la naissance, à la suite d’une chute, ou d’un choc important, si après avis médical il n’y pas de signe de gravité, il est toujours utile d’aller consulter un ostéopathe afin de vérifier si le corps a bien pu gérer le traumatisme.

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Même les papas dépriment..

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Nous connaissons bien la dépression du post partum chez les jeunes mamans, mais qu’en est-il des papas ?  Estimons-nous suffisamment leur bien-être, leur ressenti ?  Comme les futures ou jeunes mamans, les papas peuvent vivre dans la période précédant l’arrivée de leur bébé et longtemps après une dépression.

DES CHIFFRES

Selon une étude dirigée par l’université de Western Sydney, elle toucherait 13 % des pères. Les hommes devenant pères aux alentours de 25 ans ont 68 % de risques supplémentaires de connaître cette forme de dépression que les jeunes pères de 36 ans et plus. Si elle s’associe à celle de la jeune maman, elle toucherait alors 50 % des pères.

C’est bien donc une réalité qu’il serait temps de ne pas sous-estimée.

 

COMMENT LA RECONNAÎTRE

Changement radical de vie dès le retour à la maison avec des nuits hachées et de nouvelles responsabilités. Durant les 11 Jours de congé paternité, les jeunes pères s’impliquent aux côtés de la maman et du bébé d’une manière parfaitement dévouée. Ils n’ont pas le temps de s’attarder sur leurs propres émotions, leur propre fatigue, parfois leur difficulté à se sentir franchement à l’aise ave ce bébé, peut être même l’aimer ou tout au contraire l’aimer trop.

La dépression et ses signes apparaissent généralement entre 3 et 6 mois après la naissance du bébé, avec une humeur irritable, une perte de patience et une soudaine agressivité. Il n’est pas rare que le père s’isole, se renferme sur lui-même, jusqu’à fuir la maison au moindre prétexte. Eprouver un manque d’entrain, une perte d’appétit et un fort sentiment de culpabilité font également partie des signes qui doivent alerter.

SES PRINCIPALES CAUSES

Nous avons tendance à associer uniquement le baby blues ou la difficulté la mère. Nous en connaissons presque parfaitement les causes (hormonales, bouleversement émotionnel, fatigue, événements familiaux, remaniement psychique) mais  ne pourraient-elles pas tout autant être rattachées au père ?

Un jeune père n’est pas épargné du bouleversement émotionnel et d’une remise en question face aux responsabilités. Face à ce bébé qui désorganise le schéma familial, la gestion de la vie quotidienne devient difficile à gérer et le mode d’emploi à chercher et à découvrir peut s’avérer compliqué.

Les émotions éprouvées autour des nouveaux sentiments, le stress lié à certains évènements qui ont pu se produire à la naissance accentuent la fatigue.

Le lien avec sa propre histoire et le remaniement psychique obligatoire, explique également la difficulté éprouvée

QUE FAIRE ?

L’anxiété, les peurs à anticiper et à exprimer dans la période prénatale les rapprochant de la normalité devraient permettre aux pères, dès l’apparition des signes après la naissance, de ne pas s’enfoncer dans cette dépression.

Lever le tabou autour de leurs sentiments, les autorisant à s’exprimer et à éprouver naturellement leur difficulté dans cette période cruciale de leur vie, devrait permettre de prévenir ce mal être auquel nous portons trop peu d’attention.

Provoquer la discussion tout d’abord dans un cadre familial, lorsque l’on se retrouve à 2, pour permettre que les peurs et angoisses émergent, constitue une première étape. Il sera peut être nécessaire ensuite de s’orienter vers des organisations plus spécialisées, et des conseils à prendre auprès d’un médecin ou d’un psychologue.

 

MES CONSEILS

Tout est une question d’anticipation à appréhender avant la naissance face à des professionnels devant autoriser la parole dans ce sens : expression de l’anxiété, des angoisses, des sentiments et des peurs liés à la venue du bébé.

Prendre soin de sa petite femme, de son bébé c’est bien, prendre soin de soi fait aussi partie de la meilleure des prescriptions à avoir pour que toute la famille en profite. Veillez à votre bien être et consultez au moindre doute. Si revenir ou repensez à votre propre relation à votre père vous parait douloureuse ou compliqué, parlez-en et consultez.

La dépression post natale paternelle est bel et bien réelle. Etre dépassé par ses émotions et son nouveau rôle de papa n’a rien d’anormal et de déshonorant. Osez-vous confier sans tabou ! Vous êtes 2 dans cette « galère », en tout cas soyez assuré que vous n’êtes pas et plus tout seul 😊

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L’épisiotomie ? Et si on en parlait ?

périnée

S’intéresser à l’épisiotomie, impose de revenir en premier lieu sur des notions anatomiques et fonctionnelles du périnée puisque c’est bien de lui dont il s’agit lorsque l’on fait une épisiotomie. En comprendre ses vraies indications, et l’importance de la « bientraitance » à lui accorder est de nos jours primordiale !

Le périnée du grec Peri Ineo, autour de l’entrée, se situant dans la région sacrée du bassin, ce sacré se rapportant au féminin et toute la dimension qu’on devrait lui reconnaitre, qui nous touche incontestablement tant le geste génère violences rapportées et regards irrespectueux.

Pourquoi une épisiotomie ?

Tout d’abord il est important de préciser qu’elle n’est pas obligatoire, mais il est également nécessaire d’insister sur le fait qu’elle protège des troubles de la continence anale surtout.

Bien pratiquée (sur le côté et latéralement) et bien indiquée, elle vous protègera donc d’un handicap majeur. Ses principales indications étant :

  • un périnée court (petite distance entre l’anus et la vulve)
  • une présentation conséquente du bébé
  • une manœuvre obstétricale (forceps ou spatules)
  • un bébé en souffrance

Quels sont les risques et les troubles liées à l’épisiotomie ?

Les troubles de l’épisiotomie sont essentiellement en rapport avec les douleurs occasionnées sur la cicatrice responsable de dysfonctionnement sexuel. Une prise en charge dans le cadre de la rééducation rapide avec des courants antalgiques (contre la douleur) associée à des petits massages que vous ferez vous-même avec une crème appropriée (Rescue Cream), solutionnent très rapidement la gêne.

Une consultation ostéopathique améliorera considérablement les douleurs internes du périnée.

L’épisiotomie n’est pas responsable des troubles de l’incontinence urinaire et c’est la rééducation périnéale qui solutionnera ce trouble.

L’épisiotomie pratiquée (dans les pays anglo-saxons) de manière verticale et médiane réalise un facteur de risque de déchirure anale.

Ou se trouve le périnée et à quoi sert-il ?

Le périnée constitue l’entrée et la sortie dans le monde de chaque bébé. Le périnée est aussi un lieu d’excrétions et de ce que nous sommes capables de retenir (urines, matières et gaz) sans oublier son rôle essentiel dans la statique pelvienne (soutien des organes)

infographie périnée

 

Le périnée est un muscle dont la tonification varie chez chacune d’entre nous, n’étant pas toutes pourvues du même héritage musculaire

La pratique sportive, et la profession (port de charges lourdes, station debout prolongée) induisent des pressions sur le périnée pouvant être responsables de troubles, avant même d’avoir un bébé.

Comment le protéger quand bébé arrive ?

Sa protection maximale est en lien avec un accouchement physiologique : position ajustée où les sensations (sans péridurale) ne permettent pas une posture imposée (position gynécologique classique)

Une naissance est par essence dynamique, le bébé descendant et se présentant sur le périnée physiologiquement « ramolli » par l’influence hormonale de la grossesse, lui permettant alors de mieux glisser dessus. Il effectue des rotations pour présenter sa présentation au maximum de sa flexion, sollicitant le col et au moment ultime de la naissance, le périnée.

Se projetant dans le sens de la gravité, la position de la maman sera à considérer pour assurer au maximum la protection du périnée, sa protection maximale se situant en position accroupie, latéralisée, à quatre pattes ou allongée, les genoux étant au maximum remontés sur la poitrine.

Le souffle expiratoire (le cri, les sons) agissant sur la contraction des muscles abdominaux transverses va naturellement « faire sortir le bébé » avec un périnée des plus assoupli.

Mes conseils

Anticipez ! Allez chercher l’information et les réponses à vos interrogations avant la naissance de votre bébé en privilégiant une préparation physiologique pour la mettre à profit le jour J, sans sous estimez vos faiblesses.

Trouvez le rééducateur (sage-femme ou kinésithérapeute) spécialisé dans cette approche, étant capable de vous rencontrer rapidement après la naissance pour vous examiner avec précaution, vous rassurer et surtout vous écouter. Votre prise en charge périnéale doit être globale, tant sur le plan de la douleur, que de la continence et de la statique pelvienne.

Sachez qu’une césarienne ne dispense pas d’une rééducation, le poids du bébé ayant sollicité votre périnée pendant 9 mois et que les troubles de la continence de la grossesse ne persisteront pas forcément après (ils sont essentiellement dus à l’influence hormonale induisant physiologiquement l’assouplissement du périnée nécessaire à la descente du bébé)

 

 

 

 

 

 

 

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Prendre des médicaments enceinte ?

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Attendre un bébé, et dès lors, la meilleure des attitudes et la plus grande attention va devoir se porter sur votre santé et celle de votre enfant à venir. Afin de bénéficier d’une surveillance médicale optimale autour du bon déroulement de votre grossesse et du suivi de la santé de votre bébé, c’est chez votre médecin ou sage-femme que vous vous dirigerez.

Les premières personnes du corps médical chez qui vous irez prendre conseils, information, à qui vous accorderez la plus grande des confiance et attention face aux messages qu’ils vont être en mesure de vous délivrer pour toute prise médicamenteuse si besoin ou nécessaire notamment. A ce propos, évoquer la nécessité absolue de se soigner avec des médicaments, est essentielle à approfondir, puisque comme l’oxygène et les nutriments, les médicaments passent la barrière placentaire et peuvent atteindre le fœtus.

PRÉCAUTIONS D’USAGE

La première règle à retenir est de ne jamais prendre un médicament sans un avis médical, même si ce médicament est vendu sans ordonnance.

La meilleure attitude tendrait à éviter d’utiliser des médicaments au cours de la grossesse et surtout de ne pas avoir recours à l’automédication (même si ce sont des huiles ou des plantes)

Si vous preniez un traitement avant votre grossesse, il est impératif d’en parler à votre médecin ou sage-femme dès la découverte de votre grossesse, même s’il s’agit de médicament vendu sans ordonnance. Annoncer l’existence de votre grossesse à votre médecin, sage-femme, infirmière ou pharmacien s’impose.

Le CRAT (Centre de Référence sur les Agents Tératogènes) peut vous donner toutes les indications utiles et vous permettre d’en savoir plus sur les médicaments autorisés ou contre indiqués pendant la grossesse.

QUELS RISQUES POUR LE BEBE ?

Quel que ce soit la façon dont vous prenez le traitement, voie orale, transcutanée, rectale, sublinguale et injectable, le danger est le même. Les médicaments concernés vont se retrouver dans la circulation sanguine et peuvent pour certains, se retrouver à des concentrations variables chez l’enfant au moment de la naissance.

Les conséquences de la prise des médicaments varient selon les moments de la prise au cours de la grossesse, le 1er trimestre entrainant des risques tératogènes ou malformatifs, le 2ème ayant un retentissement fœtal ou néonatal (atteinte de la croissance ou de la fonction des organes du fœtus)

LES DERNIERES MESURES EN VIGUEUR

Elles sont récentes et ont été prises depuis le mardi 17 octobre 2017 !

Des pictogrammes représentant une femme enceinte vont être peu à peu visibles sur les boites de médicaments qui présentent un risque au cours de la grossesse pour le bébé à naître, rendant visible directement l’information qui figure déjà dans les notices des médicaments.

picto femmes enceintes

 

Le signalement des médicaments dits tératogènes (altération irréversible touchant des organes, à l’origine de malformations congénitales) ou foetotoxiques (toxicité de la molécule sur le fœtus par surdosage, ou risque de sevrage du bébé à la naissance) existera sous 2 sortes de pictogrammes :

  • Le premier qui indique un danger est représenté avec une silhouette de femme enceinte dans un triangle rouge (le médicament doit être utilisé uniquement s’il n’y pas de d’autre médicament disponible)
  • Le second avec une barre rouge couvrant la silhouette de la femme enceinte indique que le médicament ne doit pas être utilisé

 

Il est important de signaler qu’outres les femmes enceintes, les avertissements pourront concerner les adolescentes ou les femmes en âge de procréer, sans contraception efficace.

LES SOLUTIONS ALTERNATIVES

L’agence du médicament signalent que 97 % des femmes enceintes en France consomment trop de médicaments, constat alarmant en lien avec une surprescription.

Des interrogations sur la prise d’antidépresseurs ou encore du doliprane durant la grossesse demeurent, les études ne s’accordant pas encore.

La prudence incite à trouver des solutions alternatives s’alliant à une médecine intégrative avec des médecins et sages-femmes se repositionnant dans une écoute attentive. Le sens à donner en termes de prise en charge peut être solutionner avec des médecines parallèles, douces, où s’associent des outils efficaces sur la gestion du stress et de l’anxiété (cohérence cardiaque, sophrologie, hypnose). Soigner avec empathie, écoute, bienveillance en respectant et tenant compte de l’histoire de chacune et chacun, doit être priorisée, évitant ainsi ou en tout cas limitant la prise d’antidépresseur notamment. En résumé, mettre le côté cure du soin et privilégier le care !

MES CONSEILS

Au-delà des prises médicamenteuses, les polluants environnementaux, les substances provenant de notre alimentation, l’exposition à de nombreuses molécules chimiques notamment les perturbateurs endocriniens au cours du 1er trimestre de la grossesse, incitent là aussi à la plus grande prudence. Un effet cocktail pendant la grossesse induit un risque pour le futur appareil génital et reproducteur de l’enfant, sans oublier les cosmétiques.

PRUDENCE avec les pesticides, les répulsifs, les insecticides, les produits pour usage vétérinaire, ou encore des produits de protection du bois.

SI LA PRISE DE MÉDICAMENT EST OBLIGATOIRE ELLE DOIT L’ETRE LE MOINS LONGTEMPS POSSIBLE ET A FAIBLE DOSE puisqu’aujourd’hui on ne connait pas l’effet à long terme de certains composés sur la future maman ou le bébé à naître.

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Témoignage..

maman bb

Laissez moi vous présentez mon Petit Léo. Léo ça rime avec RGO. Et RGO ça rime avec pas de dodo.

Je vous explique. Mon petit chat à a peine deux semaines quand on lui diagnostique des RGO compliqués et du muguet. En gros il ne garde rien, vomi beaucoup , est tapissé de muguet de la bouche à l’œsophage et a un reflux interne et externe et des remontées acides la nuit (qui iront d’ailleurs jusqu’à lui faire une oesophagite).

Tout ceci fait que c’est un bébé qui ne supporte pas la position allongée. Pour limiter sa gêne il faut qu’il soit droit. Bébé Léo se transforme alors en bébé kangourou toujours porté en écharpe. Il ne s endort pas sur le sein comme tous les bébés, je ne l ai jamais vu dormir a plat dos avec ses petits poings en l’air, non il faut qu’il soit en position verticale. Même le matelas incliné n’y change rien.

Alors la nuit, le papa et moi on se relaient pour le faire dormir droit contre notre torse. A chaque remontée on le calme par des bercements ( très long les bercements on pourra dire qu on l aura usé notre carrelage autour de la table du salon) et on repars pour au mieux 45 minutes de dodo. La nuit il nous réveille toutes les heures par des hurlements.

Aujourd’hui Léo a 5 mois. Il va beaucoup mieux même si les RGO sont encore présent, le problème c’est qu’entre le cododo et les endormissement dans l’écharpe en marchant notre petit bout est complètement dépendant de nous pour son sommeil. A chaque réveil il faut le porter, marcher, bercer. Impossible de le laisser dans son lit. Et pourtant on a tout essayé, l ostéopathe, le magnétiseur, l’homéopathie, le câliner, le laisser pleurer..

Bref, nous ne savons plus ou nous en sommes. Je me transforme en un espèce de monstre impatient et colérique la nuit puis en être en pleurs ampli de culpabilité le matin. En somme, j’ai besoin d’aide.

Sans me faire trop d’illusions j’appelle Bérangère de Bulles de Bébés, je suis au bout du rouleau, 3 jours après elle débarque chez moi, sa douceur et son sourire sous le bras. Des larmes dans les yeux je lui explique la situation. Bérangère commence à parler, Léo, son papa et moi sommes tout ouïe. Elle me propose alors de changer son rythme, qu’il mange plus tôt pour qu’il est le temps de digérer, qu’il prenne son bain après et qu’après tout un petit rituel (massage, histoire, veilleuse) nous le posons dans son lit. Elle nous donne tout un tas d astuces pour qu’il retrouve seul sa tétine, au bout de combien de temps nous pouvons aller le voir pour le rassurer ect.. Le soir même nous mettons ses conseils en pratique.

Au bout d’une semaine, nous découvrons un autre enfant ! Fini les micros siestes de 20 minutes, il dors 2 heures d’affillées, parfois il s’endors sans que nous ayons besoin d’y retourner, certes la nuit il y a encore un ou deux réveils mais il se rendors aussitôt qu’on lui redonne sa sucette. Plus besoin de le bercer, de le ballader en poussette, on ne s énerve plus, il se réveille en gazouillant et plus en pleurant, le soir on arrive enfin a se retrouver avec mon mari, le matin j’ai de nouveau le temps de faire des choses pour moi. On en reviens pas ! Nous ne sommes tellement pas habitués a ce qu’il dorme bien que nous allons vérifier de temps en temps qu’il respire bien ! Vous l’aurez compris, on revit. Mais surtout Léo semble beaucoup plus épanouie, il ne tombe plus de fatigue du coup il joue plus longtemps, prend des fous rires. Un bonheur.

Coincidence ? Je ne crois pas. Magie ? Bérangère est peut être une fée qui sais… En tout cas je recommande a toutes les mamans épuisées, énervées, déprimées, usées de faire appel à Bulles de Bébés, et de faire confiance à ce personnel qualifié qui sera trouver les bons mots et les bon conseils.

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La constipation chez le bébé

constipation

Article rédigé par le Dr Arnault Pfersdoff

La constipation chez un bébé n’est pas un phénomène rare. Nous allons voir le rôle des prébiotiques.

Un bébé fait en général dans les premières semaines une selle pratiquement à chaque change. Puis ça se ralentit. Il n’est pas rare de ne plus voir qu’une seule selle tous les 3, 4 voire 5 jours chez un bébé allaité exclusivement. Et tous les 2 ou 3 jours chez un bébé nourri au lait adapté maternisé 1er âge. Les prébiotiques ont leur rôle à jouer.

La plupart du temps, c’est bien toléré et bébé ne s’en plaint pas. Mais parfois, votre nouveau-né va se tourner dans tous les sens, ne sera pas calme au moment de vouloir exonérer (sortir) une selle, celle-ci sera peut-être dure comme des petites billes. Ou plus rarement observerez-vous un peu de sang qui accompagne la selle.

Ne vous aidez pas d’un thermomètre pour la faire venir, vous pourriez le blesser.

Il conviendra (vous verrez cela avec votre pédiatre) dans un premier temps de vérifier si son lait est bien adapté (dans le cas où vous n’allaitez pas). Certains laits nettement plus riches en lactose (sucre) aideront en ce sens.

Mais ça ne suffit pas toujours et désormais un apport de prébiotiques peut aider. Dans les constipations dites « fonctionnelles », donc ça ne concerne pas celles qui pourraient entrer dans le cadre d’une pathologie rare, chirurgicale par exemple.

Impact de la constipation fonctionnelle chez les bébés:

Elle motive à elle seule 3 à 4% des consultations chez le pédiatre et 30% des consultations chez un gastro-pédiatre (le bébé est alors adressé par un médecin chez ce spécialiste).

Le rôle des prébiotiques?

On observe qu’elle est moins fréquente chez les bébés allaités au sein. Il a donc été utile de comprendre le rôle des oligosaccharides (OS) présents dans le lait maternel à des concentrations plus élevées (que dans les laits adaptés maternisés classiques) de l’ordre de 1g pour 100ml de lait.

Ces OS sont des prébiotiques qui ne sont pas hydrolysés (réaction chimique qui consiste en une rupture plus fine grâce à l’action de l’eau, rendant plus digeste en quelque sorte) au niveau de l’intestin grêle (juste après l’estomac) et qui vont alors pouvoir agir au niveau du colon( juste après l’intestin grêle)  comme substrat (support)  au microbiote intestinal (qu’on appelait avant la flore intestinale). Ces OS ont un effet bénéfique sur le développement de lactobacilles et de bifidobactéries qui ont un rôle majeur dans le processus digestif. C’est la raison pour laquelle différents types de prébiotiques sont désormais rajoutés dans les formules de laits infantiles.

On constate avec un certain nombre d’études faites dans le monde que les bébés bénéficiant d’un apport en ces prébiotiques ont des selles plus fréquentes et plus molles.

Plusieurs principes d’action sont proposés pour expliquer ces effets bénéfiques : augmentation de la masse microbienne, fermentation sélective et production d’acides gras à chaîne courte, ou encore stimulation de la motricité intestinale.

Le principe actuel est de favoriser un mélange basé sur 90 % de galacto-oligosaccharides à chaîne courte et 10 % de fructo-oligosaccharides à chaîne longue (scFOS/IcFOS), mélange développé afin de mimer au plus près les oligosaccharides humains.

Et chez les prématurés?

Il en va de même sur le principe d’action pour les prématurés, chez qui je le rappelle au passage, le lait maternel reste vivement conseillé.

En conclusion?

La tendance est donc actuellement à favoriser la présence de ces prébiotiques dans les laits adaptés maternisés selon les proportions décrites ci-dessus.

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